Enquête : les entreprises et
le référencement
Février 2005
Une enquête en ligne organisée par ZDNet.fr
et ImiTiki
Référencement et liens sponsorisés :
une prise de conscience lente à venir en France...
L’analyse d’Olivier Andrieu (Abondance.com) pour ZDNet et ImiTiki
Le site d’information en ligne ZDNet (http://www.zdnet.fr/),
(groupe CNET Networks) et ImiTiki (http://www.imitiki.com),
organisateur de séminaires sur le référencement et la promotion
de sites web ont mené une enquête en ligne sur le thème du
référencement et des liens sponsorisés. |
|
L’enquête a été menée en février
2005 auprès des lecteurs professionnels de ZDNet.fr (emailing ciblé),
et promue auprès des lecteurs des sites Abondance.com, ImiTiki.com, Agentwebranking.com
et WebRankInfo.com. Plus de 500 personnes ont répondu à la totalité
du questionnaire.
Référencement et liens sponsorisés : une prise
de conscience lente
à venir en France...
Les principales données sur les répondants :
| Votre fonction : |
| Développeur web/Multimédia |
16,5% |
| Ventes/marketing/développement commercial |
11,9% |
| Cadre dirigeant Exécutif (vice-président, DG, DG adjoint, gérant...) |
9,1% |
| Chef de projet (developpement) |
7,2% |
| Etudiant |
7,2% |
| Consultant informatique/NTIC |
6,9% |
| Dirigeant Exécutif (président, p-dg, Directeur Administratif
et Financier) |
6,7% |
| Autre métier lié à l'informatique et aux NTIC |
4,1% |
| Autre fonction de direction |
3,1% |
| Administrateur réseau/LAN/systèmes |
2,9% |
| Développeur logiciels/applications |
2,4% |
| Chef de service/responsable informatique |
2,1% |
| Consultant |
2,1% |
| Direction de service informatique (DSI) |
1,9% |
|
| Effectif de votre entreprise
(filtre >1) : |
| 1 personne |
0,0% |
| 2-9 |
41,1% |
| 10-49 |
20,8% |
| 50-99 |
6,7% |
| 100-499 |
7,9% |
| 500-999 |
3,1% |
| 1 000-9 999 |
4,8% |
| 10 000 ou plus |
4,3% |
| Non applicable |
11,5% |
|
| Le secteur d'activité de votre entreprise
: |
| Développement Web |
22,2% |
| Autre |
15,3% |
| Autre secteur non disponible dans cette liste |
8,6% |
| Médias/divertissement/édition /publicité/relations publiques |
7,6% |
| Services commerciaux/conseil (informatique) |
6,7% |
| Editeur de logiciel |
5,3% |
| Services bancaires/compatibilité/finances |
3,1% |
| Administrations/police/armée |
3,1% |
| Revendeur, Distributeur/vente en gros (informatique) |
2,9% |
| Services commerciaux/conseil (non informatique) |
2,6% |
| Enseignement |
2,4% |
| Fournisseur de services (hébergement web, stockage, sans fil) |
2,4% |
| Opérateur Télécom |
2,1% |
| Assurances/immobilier/juridique |
1,9% |
| Aéronautique/voyages |
1,9% |
| Revendeur à valeur ajoutée (VAR/VAD)/intégration de systèmes |
1,9% |
| Ingénierie/architecture/construction |
1,7% |
| Fabricant (non informatique) |
1,7% |
| Revendeur, Distributeur/vente en gros (non informatique) |
1,7% |
| Santé |
1,2% |
|
|
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Introduction :
Les résultats de cette étude, détaillés ci-dessous,
montrent une faible prise de conscience des entreprises françaises pour
ces types de promotion de sites web. La majorité des éditeurs de
sites semblent satisfaits de leur référencement, le plus souvent
réalisé en interne, souvent en y passant très (trop ?) peu
de temps. Une amélioration dans le paysage cependant : il semblerait que
les entreprises ne se bornent plus à évaluer leur strict positionnement
dans les pages de résultat des moteurs pour évaluer leur référencement,
mais explorent aujourd'hui le trafic, le CA généré et même
parfois le retour sur investissement de leurs actions.
Du côté les liens sponsorisés, qui semblent bien acceptés
aujourd'hui par les utilisateurs, le retard semble considérable par rapport
aux pays anglophones. Les budgets consacrés à ce support par les
annonceurs ne dépassent que rarement les 2 000 euros par an, alors qu'aux
Etats-Unis, par exemple, 20% des annonceurs dépensent déjà
plus de 100 000 $ par an via ce mode de promotion (http://actu.abondance.com/2005-07/kanoodle.php).
Un marché qui semble, en France, plus composé
de très nombreuses PME misant de faibles sommes que de grands groupes prêtes
à investir en masse dans les liens sponsorisés. 2005 verra-t-il
une inversion de la tendance ?
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Référencement : des satisfactions mais encore de nombreuses
interrogations
Premier enseignement de cette enquête : le référencement est
un projet essentiel pour l'immense majorité (près de 95%) des personnes
ayant répondu à notre questionnaire. A noter qu'ils ne sont que
83,3% dans les entreprises de plus de 10 000 employés. La cible était
pointue et connaissait son sujet puisque 77,3% des sondés avait au moins
une première expérience du référencement et 16% prévoyait
un projet de ce type, majoritairement dans le prochain trimestre.
Les personnes ayant répondu à notre questionnaire sont donc plutôt
des professionnels, qu'ils travaillent ou non dans le domaine de l'Internet.


Globalement, on peut estimer que les personnes ayant répondu à l'enquête
sont assez satisfaites de leur référencement, 85,7% des sondés
se disant de "très satisfaits" à "moyennement satisfaits".
45,5% se disent même "très satisfaits" ou "satisfaits"...
Et ils ne sont que 2,6% à en être "très mécontents"...
Enfin, la majorité des sondés (81,3%) effectue lui-même son
référencement en y passant finalement peu de temps. On peut donc
penser qu'avec un peu plus de temps passé, à ce projet, les résultats
seraient encore meilleurs...


Parmi les réponses à la question ouverte ("Pour quelle raison
en êtes-vous mécontent(e) ?") qui était posée,
on trouve des réponses comme : "Parce que nous n'apparaissons que
dans les 3ème ou 4ème pages", "pagerank trop faible",
"difficulté à la voir apparaître rapidement", "non
référencé", "mots clés non pertinents",
"Trop de sites marchands en première page", "le produit
que nous vendons est noyé dans les résultats d'un titre de film
portant le même nom", "manque de réactivité",
"Les garanties de la société en charge ne sont pas tenues!",
"Aucune optimisation de mon site", "Sous-traitance à une
société de référencement professionnel qui s'est révélée
être désastreuse", etc.
Globalement, les questions que se posent les sondés tournent, pour
la plupart, autour des même thématiques :
- Le positionnement de leurs pages sur les moteurs (aucune question n'a, par exemple,
été posée sur le trafic généré par les
moteurs, or celui-ci nous semble plus important que le strict positionnement).
- Les délais d'intégration dans l'index des moteurs, jugés
trop longs.
- Le choix des mots clés, pour lequel la société de référencement
doit être conseil (même si le client est certainement le plus à
même de connaître les termes qui caractérisent son activité).
Mais les clients semblent en attente de méthodologies de choix de ces mots
clés...
- Les garanties proposées par les sociétés de référencement
et globalement les limites des offres disponibles et le choix du prestataire.
Référencement : Sources d'informations et budgets
Les sites spécialisés restent des sources d'information
très importantes (48,7% de sondés les utilisent) devant les connaissances
acquises, les logiciels et outils en ligne, les livres et les séminaires,
moins utilisés car certainement plus onéreux. On voit clairement
que la gratuité de l'information reste importante aux yeux des personnes
ayant répondu au questionnaire...

La question du budget est claire : plus de 62% des personnes interrogées
y passent surtout du temps. Logique puisqu'elles sont une majorité à
traiter le projet en interne. Ils sont moins de 20% à consacrer plus de
1 000 euros HT par an pour le référencement de leur site.

Bonne nouvelle du côté de la mesure de l'efficacité du référencement
: seuls 54% des sondés se contentent d'un strict positionnement de leur
page, sans vérifier si les mots clés en question sont souvent saisis
et donc si du trafic est généré, alors qu'ils sont 35% à
mener cette démarche, certainement plus efficace et logique. On peut également
noter que des démarches avancées comme le calcul du retour sur investissement
ou l'analyse du CA généré sont prises en compte par 11% des
sondés, ce qui est un premier chiffre encourageant... Comme 72,6% utilisent
un outil de traitement statistique, on peut penser que le chiffre des éditeurs
de sites allant vers, au minimum, une analyse de trafic pour évaluer leur
référencement ira en grandissant à l'avenir.
A noter que 40% utilisent un logiciel ou un outil en ligne pour suivre leur positionnement,
lorsqu'il n'est pas fourni par le référenceur. Près de 40%
font donc ce travail à la main ou ne le font pas du tout...


Conclusion
Globalement, les personnes ayant répondu à notre enquête sont
assez satisfaites du référencement effectué en interne sans
finalement y passer beaucoup de temps. Les interrogations se posent surtout sur
les prestations proposées par les sociétés de référencement,
souvent jugées difficile à comprendre et surtout à comparer.
La problématique des garanties, pourtant complexe à mettre en oeuvre
sur un marché où seuls les moteurs maîtrisent la technologie
et sur lequel, par conséquent, aucune réelle garantie ne semble
possible, semble souvent revenir dans les préoccupations deséditeurs
de sites web.
On notera également un progrès notable sur la façon d'évaluer
l'efficacité d'un référencement, une majorité d'acteurs
passant du "rien du tout" à des préoccupations stratégiques
comme le retour sur investissement, le CA ou le trafic généré
par les moteurs. Une réelle professionnalisation du secteur se fait clairement
jour dans ce domaine, et c'est certainement une bonne chose...

Liens sponsorisés : plutôt bien acceptés
Comme pour le référencement, nous avons eu affaire à une
cible connaissant bien les moteurs de recherche. En effet, plus de 95% des sondés
savaient "où ils mettaient les pieds "et connaissaient l'existence
de liens sponsorisés sur les pages de résultats des moteurs. Logique,
puisque notre enquête a surtout été prise en compte par des
professionnels. Cependant, ces liens sponsorisés sont plutôt sous-utilisés,
"rarement" (41,9%) ou "jamais" (29,4%). En revanche, seuls
22% des sondés les trouvent "scandaleux" et 33% leur octroient
même une pertinence supplémentaire, ce qui est énorme pour
un support publicitaire !
| Avez-vous remarqué
les liens publicitaires sur les pages de résultats des moteurs de recherche
? |
| Oui |
95,7% |
| Non |
4,3% |
|

En revanche, les avis sont partagés en ce qui concerne la signalisation
de ces liens. La majorité pense que certains moteurs sont clairs à
ce sujet alors que d'autres outils de recherche sont assez - trop - ambigus dans
leur affichage. Il reste certainement encore des progrès à faire
de ce côté... Ceci dit, ils ne sont que 12,7% à être
"insatisfaits" des résultats, 84% indiquant être "satisfaits"
ou "moyennement satisfaits", ce qui est plutôt un bon score, là
encore, pour ce mode de promotion, qui semble plutôt bien accepté
par nos internautes. Les adeptes des bannières graphiques et autres "popup"
doivent lire ces chiffres avec envie... Cependant, une majorité d'utilisateurs
ne se voit pas encore passer le cap et devenir prochainement annonceur, pour,
majoritairement, acquérir de nouveaux visiteurs...
| La différence entre
liens commerciaux et liens "traditionnels" est-elle assez explicite
? |
| Oui |
37,2% |
| Non |
18,0% |
| Cela dépend des moteurs |
44,9% |
|



De façon logique, c'est Google qui se taille la part du lion parmi les
réseaux proposés, puisque 82,6% des sondés annonceurs l'utilisent.
Normal, au vu de ses parts de marché (voir http://www.barometrereferencement.
com/)... Overture et Espotting sont également en bonne place. Cependant,
on peut
être surpris par le fait que les investissements ne dépassent que
rarement les 2 000 euros annuels.
Le marché semble donc plutôt être composé de nombreux
annonceurs "misant" des sommes encore faibles sur ce support. Bizarrement,
les entreprises de plus de 10 000 employés n'y voient "aucun intérêt"
à plus de 82%...

Conclusion
La présence des liens sponsorisés dans les pages de résultats
des moteurs ne pose plus, aujourd'hui, de problème aux internautes. En
revanche, ceux-ci semblent très "accrocs" à la signalisation
de ces liens en tant que publicité. On peut penser que les moteurs qui
tenteront d'entretenir une certaine ambiguïté à ce sujet seront
pénalisés par leurs visiteurs qui choisiront d'autres destinations
de recherche...
Il est étonnant de noter que ces liens sponsorisés sont même
utilisés pour la recherche, au même titre que les liens "organiques",
avec des résultats assez bons en termes de satisfaction. Ceci semble donc
gage d'avenir plutôt fructueux pour ce mode de promotion, s'il reste "dans
les clous" et si les moteurs ne "dérapent" pas en voulant
trop en proposer sur leurs pages de résultats... |
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